Le ministère de l'intérieur a entamé, mercredi 20 mai, une procédure de dissolution de l'organisation "Jeunesse Kémi Séba" (JKS), un groupuscule proche du Mouvement des damnés de l'impérialisme (MDI), fondé par l'activiste noir Kémi Séba.

L'intérieur envisage de dissoudre les JKS au nom de la loi de 1936, sur les groupes de combat et milices armées, qui réprime la provocation à la haine et à la violence raciale ou religieuse. Des vidéos diffusées par le groupuscule incitaient les jeunes des quartiers à "prendre les armes" pour "éradiquer le sionisme" (Le Monde du 24 septembre 2008). De source policière, on estimait en 2008 que Kémi Seba, ancien chef du groupuscule Tribu Ka, dissout pour incitation à la haine raciale après une descente dans le quartier juif historique de Paris, rue des Rosiers en 2006, disposait d'un noyau de 80 militants sur l'Ile-de-France.