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Le petit théâtre
de Nicolas Sarkozy


Magnifique déclaration. Nicolas Sarkozy ne se prendrait-il pas pour Voltaire dont on se souvient qu’il avait dit : "Je ne suis pas d'accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu'à la mort pour que vous ayez le droit de le dire." ? Mais alors pourquoi le patron de l’UMP ne joignant pas le geste à la parole, n’a-t-il pas demandé aux maires de son parti de parrainer ces deux candidats ? Pourquoi s’est-il limité à un appel aux élus non-membres de formations politiques pour qu'ils apportent leurs parrainages aux candidats n'ayant pas encore réussi à obtenir les 500 signatures nécessaires pour se présenter à l'élection présidentielle ? C’est que tout ceci n’est que du théâtre visant à obtenir les suffrages frontistes. Sarkozy espère publiquement que Le Pen aura ses signatures, Besancenot se servant pour l’occasion que d’alibi d’équidistance.


(le mardi 6 mars 2007)